La Virgule, association pour les sans abriUne association créée en 1994, sur l’initiative d’un groupe de personnes vivant à Lancy et spécialement sensibilisées par la problématique des sans-abri.Elle offre gratuitement accueil et appui à des personnes sans domicile fixe, le temps pour elles de reprendre leur souffle avant de repartir. "Reprendre son souffle, le temps d'une virgule"ci-contre, tableau réalisé à l’occasion du 10ème anniversaire de l’association par Catherine Rabina. GENESELa naissance de l’association LA VIRGULE est liée à la découverte de la pauvreté cachée de Genève par un membre du comité, qui travaillait alors – nous sommes en 1992 - dans un centre d’accueil de jour pour personnes souffrant de problèmes psychiques. Généralement rentiers de l’assurance invalidité (AI), celles-ci se retrouvaient régulièrement sans ressources et amenées à fréquenter les lieux de soutien aux plus démunis. Surprenante fut la découverte de la pauvreté à Genève, en compagnie de ces gens qui connaissaient toutes les ficelles de l’aide organisée!C'est en allant sur le terrain de l’exclusion, confronter nos idées et bénéficier de l’expérience des gens concernés (sans domicile fixe), qu'a pris forme peu à peu le projet LA VIRGULE. LA VIRGULE est une action citoyenne, un projet solidaire de quartier envers les sans-abri, une association constituée en 1994 sur l’initiative de privés et avec le soutien actif de quelques conseillers municipaux et administratifs de Lancy. Les membres du comité viennent d’horizons professionnels différents, tous ont un lien avec la commune de Lancy. LA VIRGULE s’est construite à partir du seul bénévolat et s’est ensuite professionnalisée. Elle emploie aujourd’hui à temps partiel une directrice et un intendant social. ci-dessous, les débuts en 1996 |
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RECUPERER LA NOURRITURELA VIRGULE a été à l’initiative de la création (septembre 2000) d’une banque alimentaire Lancy-Onex et Plan-les-Ouates, en collaboration avec Pierre-André Bise (ancien chef de la police municipale de Lancy et responsable de la Protection Civile), ainsi que le service social d’Onex.Parce qu’elle avait peu de moyens, LA VIRGULE a en effet et depuis ses débuts, récupéré régulièrement les invendus périssables de plusieurs commerces. Une banque alimentaire était pour le comité un moyen d’organiser et de coordonner ce travail, dans le but d’une meilleure efficacité. Aujourd’hui, LA VIRGULE est cliente et membre de l’association PARTAGE, qui lui fournit des produits selon ses besoins. Nous continuons à récupérer le pain d’une boulangerie du quartier. Parallèlement, des bénévoles apportent chaque semaine un repas aux roulottes. Reçus par le permanent, ils ont la possibilité de rencontrer les personnes hébergées et de créer des liens. ACCES AUX SOINSComme évoqué précédemment et dès sa création, un infirmier de l’Unité Mobile de Médecine Communautaire se déplace chaque mois pour rencontrer les résidents des roulottes et leur donner un accès aux soins, quelle que soit leur situation. A nos débuts, les résidents qui avaient besoin d’assistance médicale gratuite ont pu s’adresser régulièrement à la permanence d’Onex et y recevoir accueil et bons soins.LA VIRGULE PREND DE LA BOUTEILLEDès 1997, LA VIRGULE devient membre de la « Plateforme de Coordination contre l'Exclusion », créée par la Ville de Genève. Pour la première fois, elle est admise comme bénéficiaire du Samedi du Partage ! Petit à petit, elle fait son nid dans le tissu social du canton.Et depuis le début de son existence, sa raison d’être n’a – malheureusement - jamais été remise en question : la pauvreté ne cesse en effet d’empirer, les demandes d’hébergement d’urgence d’augmenter. PROFILAujourd’hui, les personnes qui demandent un lit d’urgence aux roulottes sont majoritairement des hommes jeunes sans travail, sans toit, sans avenir, parfois sans papiers, ou des personnes souffrant de problèmes psychiques, de dépendance, souvent désorientés. Des femmes aussi parfois, mais plus rarement. |